À quoi servent les hormones ?

 

Origine

Tout commence dans le cerveau, où l’hypophyse pond les hormones nécessaires à l’allaitement. Cela vous surprendra peut-être, mais sachez qu’elles travaillent à fond les ballons dans votre organisme depuis votre conception.

De toute façon, les femmes et les hormones, c’est une vieille histoire d’amour. La prolactine, par exemple, (aidée de ses copines œstrogène, progestérone et glucocorticoide), s’est occupée de vous à la puberté en faisant pousser les canaux alvéolaires de vos nichons.


Présentations

La prolactine

Pas moins de 85 actions biologiques au tableau de chasse de cette mémère ! Reproduction, métabolisme, peau, cette hormone touche-à-tout favorise le comportement maternel, à tel point que son excès peut mener à une grossesse nerveuse.

La prolactine lance le développement des cellules sécrétrices mammaires lors de la première tétée et déclenche la fabrication du lait ou la met en pause selon l’état des alvéoles (à sec ou engorgées).

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 L’ocytocine

Elle est à l’origine de l’affection et de l’empathie. Rien de tel qu’un bon câlin pour en faire le plein !

Son nom, venu du grec OKYTOKINE, signifie « accouchement rapide ». C’est elle qui déclenche l’accouchement et l’expulsion du placenta. On peut même vous en faire un shoot pour accélérer le travail. L’immense sentiment d’euphorie que l’on ressent après avoir pondu vient du taux hallucinant de cette hormone dans le corps à ce moment-là (et peut-être aussi du fait que ce soit enfin terminé…).

Activée par la tétée, l’ocytocine contracte le lobule qui expulse le lait vers la sortie.

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Sexualité

Pas de bol pour certaines ou la fête du slip pour d’autres, les hormones de l’allaitement dictent vos envies de câlins.

On vient de le dire, la prolactine vous lie à votre progéniture et l’ocytocine vous la fait aimer. La tête en plein maternage, votre corps suit la marche : sécheresse vaginale et libido à zéro. Autant dire que votre partenaire va ramer pour se faire une place !

Gardez espoir, il se peut que vous fassiez partie de celles que le trop-plein d’hormones rend chaudes comme la braise. Chez ces chanceuses, vagin lubrifié à souhait, libido d’une chatte en chaleur et sentiment de plénitude (proche de l’orgasme) durant les tétées sont au rendez-vous.

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Petits trucs à faire en cas de panne de libido :
- se confier à l'amoureux(se), ça ne coûte rien et ça rassure,
- miser sur la tendresse,
- tenter de nouvelles choses : sex-toys, jeux amoureux,...
- investir à mort dans la littérature coquine. Harlequin, y'a que ça de bien,
- ne pas se mettre la pression.



Petite pause à la tireuse !

Tétées entêtées n’illustre plus les témoignages durant quelques mois, mais vous prépare une jolie surprise... Rendez-vous le 7 novembre pour vous en dire plus !